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Tome I.
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Lettres

en toque sur la tête, & qui est fixée par une épingle.Ces tresses une fois poudrées & tenues , restenten place; aussi sont-elles sales, & jurent-ellesavec le toupet rafraîchi & poudré tous les jours.Une fois qu’elles font mariées, ce n’est plus latresse , c est une toque d’or qui couvre la tête ,& qui est couverte à demi par le toupet du front.Le pet-en-l’air est en usage, & on fe croit paré ;bien entendu que ce n’est ici que le bourgeois,que le négociant, l’homme de robe. Pour les plushautes classes , c est comme à Paris , avec cettedifférence que les modes venant de plus loin ,deviennent plus coûteu ses: une femme changeaussi volontiers & plus souvent de robe qu’àParis.

Vous attendiez un mot fur le mausolée du Ma-réchal de Saxe. Eh bien, le voici. Il figure pas-sablement dans l’Eglise Luthérienne de SaintThomas, qui est trop petite pour ce monument.Je n’ai été ni .plus , ni moins choqué qu’à Parisde cette composition. La mort, le sablier, lapierre qui se lève ; ces génies, ces animaux , toutcela est rebattu & ne dit rien ou repousse. Le tom-beau ouvert devant le Héros qui descend , c’esttout ce quil falloit. Son nom écrit au bas, aitroittenu lieu des emblèmes, des trophées & des génies,la France voulant le retenir, l’Hercule consternéf n exprimoient assez.