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Tome I.
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sur la S u i s s e; SiVoyez d’ici que leur rôle n’est pas entièrement pourïe peuple. II n’y a à Baíle qu une famille noble,celle deBesvern, qui n’est ni riche, ni accréditée,& qui ne se soutient que par le service militaire.Le Négociant, qui est membre cìu grand Conseil,s’appelle ici Monfieur le. Grand ; comme en Franceon appeloit Cinq- Mars , grand Ecuyer , Monsieur leGrand. II saut donc, quand vous viendrez ici,Vous garder de confondre dans votre estime,les Négocians du pays , avec ceux des autresRoyaumes. Ceux-ci ont une qualité de plus ,qui leur donne , je vous jure, un sentiment d’é-lévation après tout bien fondé.

J’ai vu l’Arsenal, assurément fort médiocre oùtout se trouve , fusils , canons , habits, dra-. peaux ; la République équipe les Citoyens , & ily a de quoi armer deux mille hommes ; on con-serve le drapeau enlevé à Charles-le-Téméraire,fa cuirasse. On inspecte avec plaisir les ar-mures de ces Suisses qui affranchirent leur pays,Rs étoient forts, fans doute, mais petits. Leurcuirasse est de la taille de celle de Montmorenci,de Coudé , de Henri IV. Je me souviens qu’unmembre de l’Académie des Sciences de Paris,lut un Mémoire fur les causes de cette peti-tesse , & de la différence qu’il y a entre lesSuisses modernes, plus élancés : je fuis fâchéqu’on ait arrêté l'impresiion de ce Mémoire,Tome I, F