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Tome I.
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SUR t A S U I S S E. 8Z

ïes désordres du Clergé. Quand il vit la révo-lution aller à pas de géant, il fut effrayé de sonouvrage, & témoigna des regrets; je ne juge,disoit-il, ni ceux qui tuent , ni ceux qui fonttués ; je m’exprime seulement comme les Pèresqui n’employoient que les argumens & les livrescontre les Hérétiques. 11 n’étoit plus terns. Onsavoir d'ailleurs que tant de circonspection ,n’étoit produite que par la crainte de perdre lespensions qu’il tenoit du Pape & de l’Empereur.Cette vénalité le rencìit suspect. La manière dontil rendit compte du Traité de tEuckarìjlie d’CE-colompade , le perdit. íl désaprouva cet Ou-vrage en public , & le combla d’éloges en par-ticulier. La réponse qu’il fit aux Magistrats deBaste , qui le confultoient fur les libertés de lapresse , acheva d’éloigner ses amis. 11 n’avoit pastant de tort de blâmer cette liberté, dangereuseà un peuple nouveau , dont l’opinion n’est pointformée , & qui ignore ce qu’il lui importe decroire ou de nier , pour le maintien de sonGouvernement. Ce n’est qu’à un peuple riche ,& déjà vieux que la presse libre peut con-venir ( 1 ).

(r) Il répondit... « qu’il étoit étranger, & trop soible pour“ des choses d’une auííì grande importance, d’autant quetoute la Suisse étoit partagée ; qu’il étoit résolu de quitter

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