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froS Lettres
Les régimens Suisses, au service des Puissancesétrangères, ont des capitulations qui varient encertains points , mais qui s’accordent dans le gé-néral. Le Capitaine est obligé de soigner la re-crue de sa compagnie ; mais il ne peut engagerque des sujets qui prennent service de leur proprevolonté , & il est obligé de faire signer leur ca-pitulation à la Chancellerie de l’Etat, & alorson rend justice au Capitaine , comme au Soldat,au cas que rengagement soit abusif de part oud’autre. Les Officiers font nommés par les Ca-pitaines des compagnies ; ils avancent par an-cienneté dans celles de leurs Cantons. Les Co-lonels font nommés dans quelques régimens parles Cantons, & agréés par la Puissance qu’ils fer-vent. Dans d’autres régimens, la Puissance étran-gère en nomme les chefs à son gré, sans en fairepart aux Cantons. Vous concevez que dans lesfamilles qui aspirent aux premiers grades mili-taires , il y a beaucoup d’individus, qui, pourparvenir, fe dévouent à la Puissance, dont lafaveur peut leur être si utile. Vous entrevoyezque s’ils ont une prépondérance dans leurs Can-tons , ils la font servir aux vues de la Cour quiles protège. Par-là ne nuisent-ils pas un peuà la liberté helvétique ? Voilà tout ce qu’il estpossible de dire fur les milices (i).
(i) Je tiens ces détails exacts de M. de Méchel, qui, auï