Ì2f> Lettres
Secrétaire du Consistoire Suprême de Berné ;fonda la Société économique de son Canton »& la soutint par sa réputation. Si nos Françoisavoient voulu prendre des leçons d’agricul-ture en Suisse, ils auroiént été plus sobres , &nauroient point entassé machines fur inven-tions. Voilà ce qu’il étoit essentiel de vous ap-prendre , pour que vous n’ayez point une fausseopinion de la littérature helvétique.
On est presque François à Soleure. On y parlela Langue Françoise. Nos modes y ont pris ra-cine , les sociétés se rapprochent de notre ma-nière d’être , autant qu’il est possible. II y abeaucoup d’Officiers suisses, qui ont servi enFrance. J’aurois cru quilsseroient plus maniérésquils ne font. En deux mois ils oublient tout -,& redeviennent Suisses de la tête aux pieds. Lepaysan est superstitieux à l’excès: c’est la maladiedes Cantons Catholiques.
Les sites , depuis Soleure jusqu’à Schassouse >varient à l’infini. Cependant jusqu’à la jolie villed’Arau , qui est du Canton de Berne , le terreistparoît pauvre , & des plaines ne disent rien 3Fœil. J’ai couché à Brouck & le lendemain dîné SNeufmas , chez un de ces Fermiers qui ont d cSbibliothèques, lisent, dissertent. J’ai été frappéd’une proclamation qui se fait dans les cabaretcontre ceux qui vont boire fans payer. Le Go ll ‘