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(descendre áu pied du roc, du côté du Bailliages'de LauíFen. J’étois fur un échafaud avancé danála cataracte. J’ai vu l’arc-en-ciel sortir du seinde cette écume, & jeter en rayons lumineuxfur cette cataracte , toutes les couleurs de l’Iris.j’ai regretté de n’être pas Peintre. Une vapeurd’eau retomboit en poussière fine fur moi;j’étois mouillé fans m’en apercevoir. Mespremières paroles furent : «« Que vous devriez» avoir, Monsieur, des Peintres & des Poètes ! »Dans ce moment je promenois ma vue fur lessites environnans. Non, la nature est plus su-blime qu’on ne croit. Ses beautés ne font pointdes membres épars , que l’art rassemble , & dontil compose des tableaux. Elle se plaît à êtrebelle , quand elle le veut. Tous les tons , tousles plans, toute la magie , elle réunit tout. Ondiroit que l’art. . . je parlerai donc toujours lalangue des Artistes, & jamais celle de la nature !
Dans un bassin bordé d’un coteau circu-laire , paré d’un riche vignoble, s’élève le châ-teau de LauíFen. La cataracte semble sortir desgouffres ouverts , fous le château. Derrière , &En s’arrondiffant, font des maisons : la tuile , lesmurs, les vignes , les arbres, les hommes pa-raissent au milieu de cette écume agitée , &forment des scènes vivantes. A droite , c’est uneíonderie de fil d’arçhal, de laquelle plusieurs brasTome /. {