SUR LA SUISSÉ. i yjparticulières viennent au secours des enfans, &dépouillent les pères de leurs biens & de la moitiéde leur autorité.
La dîme, les cens,.une contribution volon-taire , & les biens confisqués aux CommunautésReligieuses, forment le revenu du Gouverne-ment , & suffisent à la dépense. Le Canton permetau Roi de Prusse & à l’Empereur de recruter,pourvu que les recrues ne soient point des enfansdu Canton. La petite ville de Mulhouse , qui estdans son voisinage , & qui est une des alliées ducorps helvétique , fut la première qui abbattitles images & reçut la réformation. Je ne passeraipoint fous silence la modicité des frais de plai-doirie. Ils ne peuvent jamais excéder la somme de7 livres io fols tournois ; le Canton oblige lessujets à entretenir les routes : ce font réelle-ment des corvées.
Le fond du caractère des habitans , est plusallemand qu’à Balle & à Soleure. On y esttaciturne , peu communicatif. Les rues nefont point bruyantes. Les femmes font jolies& blondes en général, d’une taille moyenne &íne. Le paysan est moins brute qu’aux environsde Soleure, parce qu’il est plus riche; son habitfe rapproche du costume du tems de Henri IV ;les longues culottes plissées & nouées, le cha-peau de paille. II n y a rien de curieux à voir