sur la Suis se.deux Curateurs ; ces Officiers avoient l’inten-dance des greniers de la République , & distri-buoient au peuple des méraux de plomb & decuivre ; les Mesureurs donnaient le blé , en re-cevant les méraux. Le peuple en faisoit uncommerce ; ceux qui n’avoient pas besoin deblé , s’en servoienf pour se procurer d’autrescommodités. Ainíì un peuple industrieux & cor-rompu , trafique de tout, & soumet tout à sescalculs mercantilles. Les loix de Gracchus ordon-nèrent que la distribution se fit chaque mois. Qndonnoit stx boisseaux de blé à chaque père defamille; il y avoit à Rome trois cents grenierspublics.
SousTrajan, on donna du pain. Cet Empereurétablit exprès une communauté de Boulangers.II en donnoit aux enfans. Pline n’a pas plus ou-blié cette largesse dans son panégyrique, queles François n’ont oublié le souhaitée Henri IV,qui vouloir que le Paysan mit la poule au pot.On tirait le blé de la Sicile, de la Sardaigne ,de l’Egypte , de l’Afrique. L’Empereur Sévère ,à sa mort, laissa du blé pour approvisionnerRome pendant sept ans , à en distribuer 75 milleboisseaux par jour. Cette profusion faisoit re-chercher le droit de bourgeoisie , parce que lepeuple trouvoit à Rome sa vie assurée , sans rienfaire, & le plaisir des jeux du Cirque : ce qui
K iij