sur là Suisse. i5çJf’ai eu lieu d’être content de son obligeance.Nous parlions latin , & nous nous entendions àmerveille. M. le Baron de Friedberg, cjui est songrand-maître des cérémonies réunit à beaucoupd’esprit, la franche bonhomie d’une ame hon-nête. Les Moines suivent la règle de S. Benoît ;mais ils n ont aucune communication avec l’Ordredes Bénédictins, ainsi qu’il est pratiqué par tous lesMoines d’Allemagne qui sont soumis à un Prince-Abbé ; ils meurent dans la maison où ils ont pro-noncé leurs vœux & ne forment point de Congré-gations. L’Abbé les gouverne despotiquementquant à la discipline & à la dépendance. Pour cequi est des dépenses & des manses, un Conseilparoît former une Aristocratie ; &, pour les réfor-mations monastiques , c’est une Démocratie : leschangemens passent àda pluralité des suffrages.Ainsi une feule maison réunit toutes les formesde Gouvernement ; il faut croire quelle estadministrée le mieux possible, & j’aime à lecroire, moi qui connoîs les chefs estimables decette Abbaye.
La bibliothèque contient , outre des édi^lions anciennes , & des premières d'Allema-gne, de Paris, de Manuce , de Robert Etienne& des Poliglotes anciennes, un grand nombrede Manuscrits précieux ; on les fait monter àmille. Je crois qu on a un peu exagéré. J’y ai