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aux vices des pâturages. Le Canton de Basse en a
fait usage.
3e ne suis point sorti de la ville sans avoirrendu ma visite à M. Gessner. Je l’ai trouvé dansíle costume le plus simple. Vous ne sauriez croirequel sentiment d’estime le génie inspire, quandil est voilé d’une candeur modeste. Combien degens vous disent je suis Poète moi ! M. Gessnern’annonce rien. La Renommée va le chercher ,& il n’a pas besoin de dire comme tant d’autres,ô sainte R tnommée , par pitié parles un peu de moi.Je n ai eu garde de me mettre en avant, ma ré-serve m’a valu une lettre , & cette phrase quipeint les airs avantageux de quelques-uns denos Savans. Que je fuis frappé, Monsieur, d’a-voir vu l’Auteur auquel je dois des momens sidoux, & dont s admire il y a long tems Cesprit sibrillant & le goût s épuré ! Hier je ne vous avoispas soupçonné Auteur, (des sngulier... s peu deprétention ! s en ai vu beaucoup , & presque tous meiont fait sentir au premier moment. Passez fur Fé-loge , & arrêtez-vous à la phrase caractéristique.II a dit adieu à la poésie. Mais les Muses ! lesquitte-t-on ainsi ? Il n’a fait que changer deculte. Sa tête poétique a fait passer fur ses pin-ceaux toute la délicatesse de fa plume. II peintle beau ciel, la belle nature, avec des couleurstendres & des effets qui tiennent bien plus à