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Tome I.
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ioS Lettres

point sur le pavé. Elle disparoît en tombant Sts’écoule dans un souterrain saintement ménagé.Ensuite on va à l’Eglise. Les messes se payent,se fondent, se commandent. On ne manque pasde tenir fa main dans les trous des cinq doigtsde Jésus-Christ ; comme il y a foule , cest«ne main fur l’autre. On s’écorche, le sangcoule, on tient bon. Á la porte de ì’Abbaye ,est une boutique tenue par un Moine. 11 vend •des rubans de la Vierge , des chapelets, des li-vres de prières, des bougies dorées. Cest uncomptoir. L’argent pleut. On fait auíîì le changedes espèces. Autour de la place , sont au moinsdeux cents marchandes de chapelets , qui toutesdébitent la fabrique du Couvent. La rue & laplace font couvertes avant l’aube, de Pèlerins &de malades. Tous s en reviennent avec des ru-bans , des chapelets &; des livres qui ont ététouchés à la robe de la Vierge, & tous empor-tent un morceau du bois de la porte de la cha-pelle , laquelle porte est entièrement coupée,'morcelée & refaite à neuf pendant treize foisTannée. M. Coxe a plaisanté sur les rubans dela Vierge; les Moines , qui ont lu son Voyage,se sont rendus difficiles envers les Voyageurs' qui ne sont point peuple. J’ai eu besoin d’uneattestation de Catholicité pour avoir un ru-'b^n , dont mon domestique avoit una envie

démesurée