sur la Suisse. hjfur ce riche & grand tableau. J’étois bien fâchéde n’avoir plus mon aimable compagnon devoyage. C’est la première fois que je m’en sépare.II a des yeux qui savent voir, une ame forte,une bonne tête ; il est instruit ; c’est un magasind’Anecdotes, & l’Anecdote est l’œií de l’His-toire : elle jette des jours fur des tableauxtrop reculés. Mais il avoit peur, & un chevalne le rassuroit point.
Le bourg de Schwitz est adossé fur le Hakenberg,une montagne lui ôte la vue du lac de Lucerne. Sonvallon & ses forêts semblent savoir enfermé dansune grande solitude. Le Canton trop agreste, tropnoir, trop sec, est fertile en pâturages. II a vingtmille âmes , dont un tiers n’est pas compté,parce qu’xl est sujet. On compte mille étran-gers , non encore admis à la Bourgeoisie. Ainsiles Citoyens ayant droit de suffrage sont aunombre de quatre mille. Toute la milice est dequatre Régimens ; son contingent à l’armée fé-dérative est de six cents hommes.
Les Conseils résident à Schwitz, chef-lieu &le plus grand du Canton, dans lequel il n’y apoint de villes. L’assemblée générale se tient dansune prairie nommée Ibach , éloignée d’une demi-lieue. Le Gouvernement est démocratique. Aseize ans on a voix délibérative. L’Assemblée gé-nérale retient le pouyo ir souverain. Le Canton
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