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Tome I.
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Li8 L e t:t r e s

& le plan de la Démocratie populaire est par-faitement rempli. Une fois l’an on double leConseil pour juger les Causes fiscales. Notez bienque le fisc exige ici une manutention particu-lière , & qui tient à la raideur municipale. Ontriple le Conseil pour la Diette & les députa-tions des treize Cantons. C’est alors qu’il est tu-multuaire & dangereux. J’ai vu en France, dansnos bourgs des pays d’Etat, les mêmes effets.Quand le Viguier ( ce qui répond à l’Amman ),lit la lettre de Flntendant de la Province, qu’ilpropose aux Paysans assemblés, un nouvel im-pôt , & enfin de nommer des Députés aux Etats :il faut les entendre, les voir s’échauffer. Le Cor-donnier beau parleur, pérore ; les uns opinentd’un coup de tête , les autres crient. Le Tabel-lion rédige une délibération - quel style ! quellesidées ! Enfin le Député nommé, après avoir étéballotté, récusé, insulté, part monté fur un âne,ou à pied ; tous ceux de la Viguerie , se réu-nissent & arrivent chevauchant à la Capitale,où à la ville des Etats. Le cahier est présenté,si 1’impôt est impraticable , il ne passe point, lataxe est adoucie : les tailles font souvent remises.Que fait-on de plus dans les Démocraties ? Siavant de se répandre avec légéreté en éloges ,en faveur des Républiques » on se donnoit lapeine de faire des rapprochemens, on ne dé-