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Tome I.
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•tous les fruits de la terre, levées dans quelques■Provinces en nature & qu on nommoit pecu-nìœ , des redevances imposées à ceux qui te-noient les terres conquises, réunies au domainenommées fcrìptum. L’orge, le froment,les trou-peaux , les arhres même, le vin, tout payoit:des taxations onéreuses. Le vingtième étoit pré-levé fur les esclaves qu’on aíFranchiíîoit. Le Cen-seur , à chaque dénombrement du peuple, pou-voit hausser la capitation à volonté, fans queson pouvoir s’étendit jusqu’à la diminution. Jevous parle seulement des impôts levés dans laRépublique. C’étoit bien autre chose sous lesEmpereurs où l'on mit à contribution jusqu’auxfenêtres & aux urines. En mettant ce tableaudes Finances de Rome à côté de celui de I3Suisse , vous préférerez fans doute la Républi-que moderne. II est vrai qu’elle est pauvre,point conquérante, & que vous n’y trouverez•ni de superbes palais, ni le pompeux cortège desDictateurs romains. Mais le mot Finance, est in-connu ici. Gn fait tout avec les bras , & presquerien avec l’argent. Rome, dans son premier âge,,rassembla á la Suisse , & s’inquiétoit peu st la ri-chesse pouvoiî être un équivalent des sueurs &des travaux des Citoyens. Le peu qu’on paye ici,ne va point comme ailleurs , des mains du Prince& des Financiers, dans celles des Artistes & des