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Tome I.
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i24 Lettres

l’autre sommet. II aime la danse, & saute xmjour entier sans se fatiguer. Est-il couvert desueur ? II va boire de l’eau au ruisseau & re-vient au bal. L’hiver a de longs frimats : il lesbrave. II n’a que son habit, & par-dessus unechemisette de charretier. II fume sa pipe la têtenue ; &, s’il a un travail, il découvre ses bras& fa poitrine. II ne craint point la mort, il nel’attend point dans un lit de douleur. II meurtvite après avoir long-rems vécu.

L’amour est de tous les pays. Le Suissepasse la journée avec fa maîtresse , fans lui dé-montrer rien. II boit avec elle silencieusementau cabaret ; mais elle ne boit qu avec lui. Lesamedi est un grand jour ; jour de plaisir! Nuitd’amour ! Au crépuscule tombant , il vientchanter sous fa fenêtre, il vient la conjurerfur lin ton moins poli qu’Ovide , d’ouvrir faporte. Elle ouvre, & voilà un heureux. Croi-riez-vous que d’un Suisse à un Caraïbe il ya des ressemblances ? N’en doutez pas. N’ef-ce pas là exactement f histoire de l'alumtttt queles Caraïbes portent à leurs Maîtresses ? Lematin la mère apporte le cassé à l’amant de fafille. II est vrai que c’est Képoux futur : & quede ces nuits il en résulte peu d'évidence. Si unpaysan d’un autre bourg ôsoit roder sous la mêmefenêtre, il íeroit tué ou jeté dans un lac. On est

jaloux