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l’Aristocratie, & pour ^métamorphoser, commeon a fait à Venise , en Régence noble ! Combiend’occaíìons de trouble & de séditions ! Les cons-pirations y font fréquentes. La dernière, qui futpopulaire, est de 1764. Les Cantons aristocratesviennent au secours des Patriciens, & depuiscette crise , le Gouvernement a établi unegarde de cent hommes. Où est-elle la libertéque M. Coxe a rencontrée par-tout, & que jene vois nulle part austì solidement établie? LeConseil est composé de cent personnes choisiesdans le corps de la Bourgeoisie. Trente sixMembres tirés du Conseil, forment le Sénat ouConseil privé , qui servent par semestre. Le Con-seil des Cent nomme aux vacances. II y nommede fa pleine autorité , & insensiblement il pourrase remplir de Membres élus fans la participationdes Tribunes. Où est-elle donc cette liberté sivantée, chez un peuple dont le Conseil se re-crute en secret, sans le suffrage des Bourgeois >Ne seroit-il pas permis de prévoir qifune pa-reille usurpation peut avoir un jour des suitesfâcheuses ? La Bourgeoisie est obligée de re-nouveler à chaque élection le serment de fi-délité aux deux Avoyers, qui sont à vie & al-ternatifs. Le Canton est divisé en quinze Pré-fectures ou Bailliages , 1 e Conseil & le Sénat nom-ment les Pro-Consuls. La Milice est composée