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Tome I.
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sur l A Suisse. 24 7

altération nouvelle. Les Modes françoises y sontintroduites. Ce font les boucles , les plumes ,îes lévites, les ceintures. C’est une galanterieaimable. Ií est curieux de voir au spectaclehommes & femmes, demoiselles & garçons pêle-mêle , confondus , causer avec familiarité ,gaîté , abandon. «On est debout, on est astis,on entre, on sort; on parle haut, on ne s’en-tend point ; qu’importe ? La franchise se peintsur tous les fronts , elle est fur toutes les lèvres.11 est vrai qu’on se communique peu & qu’onaime à se retrouver. On ne se voit que deux foisla semaine en rendez-vous à une Tribune ,dont on paye les dépenses en commun. Cetéloignement n est point un mal dans de pe-tites villes où les familles ne font pas assez richespour tenir des cotteries , & ont trop de vanitépour les monter fur le ton modeste des Démo-craties. Le jeune homme va, vient, court avecla Demoiselle. L’été , c’est en tête-à-tête lelong de la Reuís ; l’hiver c’est en traîneau. Atout cela , honni soit qui mal y pense. Ce font desmarieurs qu on élève à la brochette : car il en fautdans tous les pays du monde. On élude tantqu’on peut les Loix Somptuaires. Ií y a à parierque nos modes ruineront les Dames de Lucerne.Chacun veut paroître. On dit Madame , Monsieur »n’est pas de meilleure maison que moi ; & on va