SUR L À S U I S S Eî 2^9de l’Ordre Royal & Militaire. Ce plan est exé-cuté avec toute l’èxactitude du Géomètre & leplus grand foin. C,haque objet a fa couleur, faforme ; le paysan reconnoît son sentier, saterre, sa maison. Vous ne sauriez concevoirtoutes les peines que ce travail lui a coûtées.II a exposé l’Auteur a des fatigues incroyables.II a gravi fur des rochers escarpés. II a souf-fert la faim, la soif, le froid, le chaud. Sou-vent il a été insulté par ces paysans qui crai-gnent toujours , parce qu’ils font ombrageux. Jelui dois un long souvenir de son attention &de son empressement.
C’est aux soins de M. Pfiffer que M. l’AbbéRaynal doit l’élévation de l’obélisque qu’il aVoulu placer sur le lac des quatre Cantons. J’aitrouvé ce monument bien petit, pour figurerdans l’espace que FHelvétie embrasse. Quoi qui!en soit, M. l’Abbé Raynal a eu intention d’é-lever un autel à la liberté. J’y ai porté volon-tiers mon grain d’encens. L’obélisque a vingtpieds de haut, & dans son entablement, six enquarté. II est surmonté de la pomme & de laflèche, II porte dans son fût le chapeau sur. lejoug, c’est I’Histoire heureusement figurée. Llleoù il est élevé est dans une situation avanta-geuse : elle est au milieu des croix fur la navi-