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'3e peupler le Ciel de Protecteurs, &de remplirla terre d’Autels.
Dit haut des rochers, dont la base rapide n’estacceffible qu’aux chèvres , j’ai vu le pâtre, quine pouvoit descendre , rappeler avec une son-nette , son bétail dispersé sur ces pentes effrayan-tes , & le bétail remonter. De longs sillons d’eausuivent en fils d’argent la longueur d u roc. L’étéce font des ruisseaux, les plus forts forment descascades. A mesure qifon avance, le lac fe sub-divise en quatre bassins ,& paroît avoir autant deportes. Tekerield, Schelisberg s'élèvent. Kitsauou Gerfau paroît au pied du Mont-Riggi.
Kirsau une Démocratie , dont l’AiTembléegénérale est de trois cents hommes, presquetotalité des habitans & qui fournit aux Can-tons cent hommes. Il est étonnant de voirtine République aussi petite & de la j voir tran-quille & respectée. M. Coxe s est extasié surce respect : s’il avoit voulu fe servir de sa mé-moire , il auroit su, que dans le sein du vasteEmpire du Mexique , la petite Républiquede Thascala , se mainíenoit paisiblement dansson antique indépendance ; il sauroit qu’en Po-logne , en Allemagne, on a, pour d'aussi pe-tites Souverainetés , les mêmes égards. Le pluspuissant n’envahit pas toujours tout ce qu’jjpeut. II n’est aucun Royaume qui naît des villesTome I. R