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Tome I.
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sur l a Suisse. 263toit en Italien ) ? —-Deux jours, Monsieur : c’enest assez pour un bourg auffi petit ( an] motpetit, voilà la tête en balance). — Petit!petit ! Qu’appelez-vous donc grand ? — Maisdes villes, Monsieur, — C’est-à-dire desmonceaux de pierres. — Pas tout-à-fait; desmonumens. — Des vases étrusques, des pierres 1tombales , Contran , Albert, je ne fais qui.— Vous me menez mal, Monsieur , je ne vou-lois pas vous faire de la peine. — Petit ! où ily a des hommes libres ! — Vous pensez, Mon-sieur , en Romain. — En Jlomain ! non, Mon-sieur, c’étoient des Tyrans qui faisoient trem-bler le monde. —Oui, fous leurs Dictateurs,mais à leur berceau. — C’étoient des voleurs :demandez - le aux manès des Véjens , desAchéens, aux Sabins, & à tous les voisins d uLatin m. Nous sommes , Monsieur , des Répu-blicains , c’est-à-dire des amis dé la liberté&de la paix , ne voulant avancer ni reculer ,briller ni nous dégrader, être des hommes :voilà tout. Ajoutez, si vous voulez , que noussommes des Paysans. —Comme on l est, quandon pense' comme vous. On n’a plus d’état ; artest homme. — Paysan , mais libre , c’est lemot. J’ai des chevaux, & je les vends; des bes-tiaux , & je les vends ; des fromages & desbeurres, que je vends ; vous voyez que je fuis un

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