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Tome I.
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2.68 Lettres

ce vouloir quî rendent l’homme propre à tous;Depuis un jour & demi je fuis enfermé dansces montagnes. Le Gomliberg d’un côté, lesrochers de l’autre. Ici la plaine íe découpe ,forme une croix, la Limmat coule au milieuavec tranquillité ; mais à deux milles de celite pastoral, planté d’arbres, elle s’agite , bon-dit, frappe le rocher, & filtre avec bruit autravers les débris. J’avois dans mes mains unrelevé du voyage du Traducteur de M. Coxe ,& je le fuivois pas à pas. Je me ferois préci-pité de toute la longueur des ravins , plutôtque de m’écarter de son itinéraire. J’arrivoisdans une saison bien différente de la sienne.Les teintes du Tableau se rembruniffoient ; maisla feuille étoit encore verte, & la prairie con-fervoit un reste d’embonpoint.

Le village de Linthal, qui prend son nom dela Liní, termine la descente rapide de la mon-tagne. Ce village rn’a paru moins peuplé qu’ilpourroit Têtre. Les pâturages sont beaux, lestroupeaux nombreux. Venez dans ces Can-tons : vous trouverez dans leurs bourgs unephysionomie bien opposée à celle de vos vil-lages ; tout s’occupe de détails champêtres.Point de Marchands , point de Dérailleurs.Chacun a dans fa maison tout ce qui lui con-vient. 3’ai vu la femme fabriquer elle-même sa