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Tome I.
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280 Lettres

Canton voisin. Les premiers Royaumes de laGrèce , étoient désignés par un petit nombre deCabanes., qui auroient suffi pour former uneville. Du tems de Cecrops , la population del’Attique , n’alloit point au-delà de vingt milleâmes. 'La plupart des Cantons Suisses, n’ont pasune plus grande étendue ; quelques Commu-nautés , une ville très-médiocre , composentsouvent la Souveraineté. Quelques-uns n’onr pasde ville. Les Républiques Grecques furent pen-dant de longs siècles peu tentées d’empiéter furleurs voifins. Une pensée usurpatrice ne seprésente que très-tard à des peuples nés dansle sein de la liberté & accoutumés à un respectmutuel. La Suisse n’a pas d’autre frein, & cefrein est assez fort.

Après l’entreprife de Cilon, les Grecs vou-lant réformer leur constitution, tracèrent desplans dissérens , fur lesquels chacun vouloitélever l’édifice sublime & toujours resté im-parfait , du bonheur public. Les Montagnardsétablirent la Démocratie ; les habitans du plat-pays votèrent pour l’olygarchie ; les Peuples dela Côte demandoient un Gouvernement mixte.Parmi tous ces Grecs, la classe indigente, &courbée fous le fardeau appesanti des dettes ,vouloit qu’on travaillât â un nouveau partagedes terres. Je nai pas besoin de nommer les

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