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Tome I.
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2.88 Lettres!

tholiques à les Réformés présentent des réfiiì*tats contraires : encore une fois , je ne me per-mettrai aucune conclusion , quelque démesuréeque soit l’envie que j’ai de conclure.

En France, une tache indélébile, couvre d’ep-probre la postérité de l’homme, qu’un momentd’oubli a quelquefois conduit fur Féchafaud. Lepréjugé vient avec un fer aigu , retrancher ducorps social , des membres frappés de paralysiepar la Loi. II rejette avec mépris ces membresdont le corps ne veut plus fe servir. On a beau-coup écrit contre ce préjugé. On crie depuisun demi-siècle, & les plaintes font inutiles. Ici»on vient de me montrer le parent d’un Citoyenqui a été branché fur les fourches du Canton deSchvûtz. II jouit de la considération personnelle;sa famille n est point réprouvée ; elle est aussibien venue , qu’avant qu’elle eut eu le malheurde compter un méchant parmi les siens. J’en airespiré d’aise. Ainsi les Suisses n’ont pas eu be-soin , pour être humains, d’attendre notre sièclede philosophie. Je crois apercevoir la cause decette heureuse tolérance. Depuis l’affranchisse-ment des Cantons , la Noblesse helvétique aété dépouillée de tous ses privilèges. Les Loixféodales ont été annullées , & c est dans cesLoix qu’est prononcée Finfâmie dont nouscouvrons la postérité d’un malfaiteur. Vous y

voyez