sur la Suisse. 317cendre. L’action de la descente , n’est pa$ lamême sur nos jambes, que la montée. N’auroit-on pas pris pour un mieux, pour un délasse-ment , cette variante dans la fatigue qu’on, éprouve ? Pour moi, je n’ai senti que le chan-ment d’allure, & je me suis cru moins fati-gué, parce que je ne montois plus, & que jen’avois plus un fronton de rochers , que monœil dépassoit à chaque instant, & que mes jambesn’atteignoient jamais.
L’Hospitalier du Grimsel , aufli obligeantqu on peut l’être, m’a remonté par le sommet,dans toute la longueur, pour me mettre, uneseconde fois, en présence du Glacier du Rhône,-, dont l’aspect ne ressemble point à la face quaj’avois déjà vue. 11 s’élevoit, formoit dans fasommité un large bonnet, & dans la gradation ,des carcasses bombées , & des colonnes tor-tueuses. Dans son milieu il paroissoit rentrer,se couper, & dans fa base il se projetoit avecpompe. Auprès font ces cavernes où le cris-tal se forme, se durcit. J’ai vu ces filons indi-cateurs que le paysan perce , & sous lesquelsil trouve la mine. J’ai regretté que la rigueurde la saison & les neiges m’áient empêché devoir dans les bouches ouvertes fous le Glacier ,les effets singuliers des cristallisations. Je fuisrevenu fur mes pas, content de mes courses,