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Tome I.
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z 2,6 Lettres

un flux périodique , & que les bonnes genscroient miraculeuse. Elle ne jaillit que le soir ,quand les vaches se rassemblent autour desauge. Ils pensent que le ciel réserve seau pourleurs bestiaux. J’en ai trouvé la cause. C’est uneterre glaiseuse & foible, d’où seau s’échappefans pouvoir s’élancer. Auísi-tôt que le poids desvaches presse la terre, l’eau s’élève & jaillit.Tout est miracle pour les sots. Ici commencentles cerisiers, renommés par l’excellence de seaude cerise, que les Hallisans en expriment.

II faut encore monter ; mais un nouveau siteme console : un champ de marroniers que laneige a respecté, cerne la voie & l’élargit. En am-phithéâtre sont rangés les chaletz d’été : où dansla belle saison les pasteurs & les troupeaux fèretirent. Ils sont propres, & ferment au lo-quet. C’est la serrure des Suisses Montagnards,& quoiqu’ils aient des voleurs , ils ne sont pointcorrigés de cette sécurité. Les neiges m’ontabandonné. Je ne fuis plus à une aussi grandehauteur, vous devez savoir qu'au-dessous dequinze cents toises, les neiges se fondent en été,& reviennent plus tard.

A la descente roide & dangereuse de Meyrin-guen la scène change, les arbres reprennent leuropulente verdure , & les prairies leurs housses.Le rocher que je descends , sert de barrière à