sur la Suisse. 33 jSuisses paroissent n avoir- jamais fait cette ré-flexion , parce qu’apparemment dans ces gorgessauvages, où la plupart font enfermés, unemoitié du jour est lin fardeau pour eux. Ils boù-vent avec franchise , & versent à boire avec unebonhomie qui plaît. Ils honorent les grandsbuveurs. Je riois tout bas de l’opinion qui at-tache avec tant de bizarrerie, le grelot de l'ef-íime , tantôt fur une foiblesse, tantôt fur unevertu. Je rapprochois les lieux , & je me sou-venois qu’à Naples, où l'on tolère tant de vices,l’ivrognerie étoit en horreur , & qu’en Suisse,où il y a íi peu de vices, les ivrognes ne font pasnottés ; j’ai vu dans quelques Provinces deFrance, l’Artifan mépriser un Artisan ivre, & au-tour des murs de Paris , ce même Artisan , alleroublier, le Dimanche, dans les cabarets de la Ban-lieue , tous les chagrins de la semaine. JamaisPeuple n’a péri par le vin , disent les Suisses. Ilsont raison ; mais nous qui n’aimons pas le vin,pourrions-nous dire, jamais Peuple n’a péri parles femmes ì
Fin du Tome premiers
ì