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Tome II.
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10 L È f T R E S

d’une de ces Paysannes que M. Aforli de Bernea peintes dans le costume, & vous verrez si ellesne sont pas jolies.

Vous dire qu’on est libertin, à Berne, c’estce que vous devinez. II y avoit , à l’époquede la réforme, des maisons publiques de dé-bauche. Les femmes de mauvaise vie y rem-píissoient une rue entière. On a supprimé lapublicité ; mais le vice n’est point détruit. » C’est->» dans la Province de l’Emmenthal, a-t-on dit,» qu’on voit d’un même coup-d’œil les effets» de la liberté, & ceux du libertinage ». Cetteobservation convient mieux à la ville de Berne.II faut croire que cela ne passe ni la Paysanne jni la Servante, ni la Camérìjle.

Vous ne sçavez pas ce que c’est qu’une Carrié-riste , le voici : c’est la plus jolie figure possible;C’est une femme-de-chambre , qui est aussi l’aijniable sommelier, qui est vêtue en demoiselle, quiporte une fontange, de la mousseline, ou l’in-dienne bien fine. Elle est à table le Puer d’Horace :elle verse le vin &l’amour. Etes-vousau fait? C’estune nouvelle combinaison du luxe, & un nou-veau moyen d’avoir des fantaisies, à l’abri desloix sompíuaires. Toutes les dames ont , parvanité , une Carriériste , fur qui le soin de lamaison repose. Les garçons ont aussi une Ca-mériste, & gare au sabre. 11 y a, dans l’ArsenaJ