SUR i. a Suisse. 39ïba collègue , l’Avoyer Boubenberg, homme6e génie, bon Général, grand Législateur, quitenoit pour le parti du Duc de Bourgogne.Diesbach contribua a affranchir son pays ; maisil ne dut ce bonheur, non pas comme Décius &Codrus, à un dévouement honorable a la causede la liberté , mais comme les Gracques, àl’intrigue , à son éloquence , & à des suffragesmendiés, & qui lui furent donnes par accla-mation du haut des toits, comme à Rome onles donna aux Gracques. Ce qui est arrivé entien, ne peut-il pas arriver en mal? Tous cesBailliages ou Sujets,, ou Vaffaux, en trop grandnombre , proportionellement à Fétendue duCanton, feront-ils toujours tranquilles? Le Gou-vernement sera-t-il toujours assez doux pour qu’ilssoient contents de leur fituation ? En sont-ils aupoint d’indifférence oix ils puissent dire de l’Etatcomme disent tant de Peuples : que., mimporce ?
La Milice générale , qu’on porte à vingt Ré-gimens de deux mille quatre cents hommes ,est , comme dans tous les Cantons , passéeen revue une fois Fan ; tous les Dimanches,chaqu e Communauté exerce ses Miliciens, &les fait tirer à un but. Les capitulations faitesavec la France , la Sardaigne & la Hollande,permettent la levée de quatre Régimens avoués ;le reste est de tolérance. Soixante mille hommes
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