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Tome II.
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ces ustensiles les tableaux indécens de Pétronêou de Bocace.

Les Bernois semblent vouloir tirer parti deleurs mines, ils ont le génie porté aux entre-prises & forment volontiers des associations ,auxquelles les Magistrats & les Nobles confientdes sommes considérables. Le Souverain lespermet, parce qu’il n’est pas assez riche pourhasarder ses revenus: c est le propre des Gou-vernemens pauvres , d’abandonner à des par-ticuliers des améliorations utiles , moyennantquelques primes. C’est ainsi que le Roi de Prusses’est conduit, & c’est par ce moyen qu’il a faitautant destitutions avantageuses.

Je ne vous dirai rien du bon Schuppach»l’oracle de Langnau , le Médecin des urines,n’est plus. Son gendre, auquel il a laissé sesregistres, ses recettes & son secret, n’a pointhérité de sa renommée. On ne vient plus debien loin consulter le paysan médecin. Vousavez vu la gravure, où Michel consulte lesurines d’une Dame de Bonlieu : son gendren’aura pas le même bonheur. Michel est mortil y a deux ans , âgé de 78 ans. On l’a gâté ,comme Ververt , avec du sucre & des bon-bons. Les liqueurs ont hâté fa mort. II sepréparoit une retraite tranquille, dans une mai-son qu’il saisoit bâtir au bas de la colline. Le

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