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du commerce, on est obligé de savoir la langueAllemande. On envoie Pensant qu’on destine aucommerce , à un Négociant de Bâle , qui en-voie à son tour le sien, pour apprendre le Fran-çois. Par cet échange , les familles se lient, &se donnent une langue de plus, à peu de frais.
Aucune ville ne jouit d autant de franchises.Les habiíans font presqu’indépendans. Le pou-voir du Magistrat est balancé par la prépon-dérance du Tribun du peuple : & ces deuxpouvoirs fe réunifient toujours , toutes les foisque ]e souverain essaye d’enfreindre un de leursprivilèges. La ville a droit de glaive, de police&ìe port d’armes. On ne paye pour tout impôtque le onzième fur les biens-fonds , 8r quelquesdroits fur les marchandises. II n’y a ni douanes,ni maîtrises , deux grands encouragemens pourle commerce. Les eaux-de-vie , le change , lescommissions, les toiles peintes, ^imprimeriefont les objets les plus considérables d’impor-tation & d’exportation. Le vin rouge de Neu-châtel est estimé. Les revenus annuels du Roipeuvent fe monter, y compris le Valangin ,à cent mille livres. L’obéissance des sujets estlimitée : comme Roi, ils ne doivent rien auRoi de Prusse : comme Comte de Neuchâtel ,ifè ont des capitulations, & marcheront autantqu'il ne les armera point contre les Puissances