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ville de ce nom & Neuchâtel, sont les chefs-lieux du Comté ; leurs troupes ont deux dépar-îeaiens marqués, f un pour le Val de Ruz ,
1 autre pour les montagnes. Le Comté est sou-mis , pour la partie militaire, à un Gouverneurgénéral.
Les Bourgeois de Neuchâtel & ceux de Va-ïangin nomment leurs Magistrats , pris dansles deux villes. Les Communautés ont droitde suffrage, & donnent des membres au Con-seil d’Etat, le Gouverneur les préside en appa-rence ; mais il n’a unp autorité certaine quedans les instances criminelles, il peut faire grâceau nom du Prince. Le Consistoire juge toutesles causes de fa compétence fans appel ; saufla grâce du Prince. Le Magistrat exerce à biendes égards , une justice arbitraire & semblable àcelle d’un Cadi. il n’a pas besoin d’entendre lesdeux Parties. Aussi-tôt que la plainte lui paroîtprouvée, il envoie deux Alguasiís armés debâtons, qui appliquent for le dos du coupable ,autant dé coups qu’il a ordonnés, & cette exé-cution íe fait dans la rue, à la porte du cou-pable. Ce châtiment est de ceux qui font re-gardés de pure police, & qui ne flétrissent point.On retrouve dans cette punition , les traces dede féodalité; mais elles ont-le droit d’étonnerdans les Municipalités. Un Magistrat ne doit
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