sur la Suisse. Ì41fefit leur chambre à part, qui ont treize à qua-torze pieds de largeur : n’oubliez pas , quandVous viendrez , de demander le fossé de la Pro-vidence , & de le bien considérer, mesurez lesréservoirs. Le plus grand a cinquante mille piedscubes, on l’appelle la grande chartre ; le pluspetit quinze mille: vous irez fans doute d’unbout de l’efcalier à l’autre, vous aurez parcouruï’axe souterrain de cette montagne, & vousaurez franchi la grande galerie , qui conduit àtous les réservoirs. Le produit net est d’un neu-vième , & pas davantage. II n’y a pas d’autresSalines en Suisse ( compris celle de l’Aigle ).
Deux de ces mines contenoient des vapeursinflammables , avant qu’on eut creusé le petitpuits ; des mineurs ont été brûlés par ces va-peurs , qui prenoient feu à la lumière de lalampe, c’étoit en 1760 ; la caverne du fondementavoit pris feu en 1759. Il est inutile d’aller voirle creux du Bouillet, boyau profond & qu’ona abandonné, quoiqu’il rende de l’eau salée forte.On a trouvé du sel de Glauber dans les fentesdes rocs. Dans les Mines du Chamosaire, lesétais , font promptement pourris par l’humi-midité de la montagne & le défaut d’air : c’estpar le moyen d’un soufflet que l’air s’y renou-velle. Quant aux canaux de conduite , « celui& qui va de Chamosaire à la Saline d’Aigle, est