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Tome II.
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brisé à l’époque de la Réformation. Les hosti-lités commencèrent en 152,9 , reprirent avecplus de vigueur en 1655, & ce feu fe ralluma en1630 & en 1655. Le fanatisme rendit les Suissescruels. Rien ne peut laver les Grisons dumassacre des cinq cents Protestans. Le Traitéde 1683 , en séparant déformais les Conseilsdes deux Religions , & coupant pour ainfidire la Suisse en deux moitiés, paroissoit suffi-sant pour prévenir les querelles entre les Ca-tholiques & les Réformés. On en conçoit main-tenant la sagesse ; mais il n’empêcha pas les Can-tons de s’armer. Les Réformés alloient enfintriompher en 1712. Les Puissances voisines mi-rent un terme à leur vengeance. La paix futrendue à la Suisse ; mais il est aisé d’y remar-quer deux esprits, & dans la balance fédéraledeux contre poids permanens. Bâle & Schaf-foufe feront toujours pencher le bassin pour leparti Réformé ; Fribourg & Soleure pour lesCatholiques (1).

Chaque Canton s’est lié dans la fuite avec

(1) Les Alliés qui jouissent des mêmes franchises que leCorps helvétique, font l’Abbé de Saine-GaU, la ville deMulhaufen, îa République de Rienne , le Valais & les Gri-sons. Le Traité d'Ossnabrugg , assura, par la médiation dela France, l’indépendance absolue de la Suisse, reconnue parLEmpire.