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Tome II.
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SUR X A S U I S S I. iSjpourpre. Pour contenter leurs femmes, lesmaris troublèrent la République. Ce n’est pastout-à-fait la même cause qui a déchiré ceCanton. Des Demoiselles , la plupart avec de labeauté, de la fraîcheur , & des vertus, nepeuvent être mariées parce quelles n’ont pasde dot , & qu’on ne déroge pas volontiers.Ce manque de fortune fautp aux yeux. OnVoit celles qui en font favorisées suivre nosmodes françoises , & les autres font fousl’ancien & modeste costume Allemand. La plusjolie figure n’a que les cheveux retroussés fousun calpat ; fa taille fine est destinée par un ca-faquin noir & de bas prix.

On pourroit toutefois comparer chaqueGentilhomme Suisse à Valérius-Publicola, quiosoit avouer que les Nobles comme lui n’étoientqu’une partie, de la Société, à laquelle ils fontd’autant plus redevables quelle les honoredavantage. Les Nobles, en permettant dansquelques Cantons qu’on réduisit leurs préroga-tives , ont fait comme Théopompe. Ce Roides Spartiates , pour assurer la tranquillité pu-blique, diminua son autorité en étendant celledes Ephores.La Noblesse helvétique n’a jamaistroublé la République , elle a exercé dans lesEtats voisins son courage & son génie ; c’est®vee joie qu’elle revient déposer ses lauriers