sur la Suisse. 187pas à la date ou los Gentilshommes Suisses' étoient ce qn’ils sont aujourd’hui ! Cette pof-seffion vaut mieux que le livre d’or de Ve-nise. Les Erlach, Diesbach , Beívern , Assry,Zurlauben, Vatíevìlle , Mayer de Baîdegg,Tschoudi , Salis, Mayer de Knonau, peuventbien être cités. Ces deux derniers furent lesDéfenseurs & les Historiens de leur pays. Ontrouve la dernière maison à Vienne, à Berlin ,dans le Palatinat & en France. Depuis que lesanoblissemens sont en usage , il y a dans laSuisse un nombre considérable de familles ano-blies par des Princes étrangers , & de celles quifont parvenues au grade de Lieutenans géné-raux des Armées.
Si vous me demandiez ce qu’étoit la Noblessechez ìes anciens Peuples? Je vous répondrois: c’é-toit de préférence aux dignités Militaires & auxMagistratures qu’elle étoit réservée. Les Romainsne l’accordoient qu’aux Magistrats, fans l’étendreaux familles. Les Neveux & Petits-fils d’Auguste,étoient de simples particuliers. Ils n’eurent derang que quand- on les eut créés Princes de la jeu-nesse. Tibère, malgré son adoption, feroit rentrédans la classe commune, s’il n’eut été nomméTribun. Claude, par la même raison, fut élevéau Consulat. On ne trouve que dans le Bas-Empire L’héiédité de la Noblesse St l’invention