ípz Lettres
Dans le dix-septième siècle., les Espagnols voií-'lant se procurer par la Valteline une communica-tion libre avec l’Autriche, semèrent la discordeparmi les Ligues. Deux factions conduites Lunepar la famille Salis, l’autre par celle de Plantasrangèrent les Grisons en deux partis, l'un pourla France & Vautré pour l’Espagne. La diffé-rence de Religion attisoit le feu des sédi-tions ,& l’Autriche engagea, en 1620, les Gri-sons Catholiques à massacrer les Protestanspendant qu’ils étoient fans défense , & dansleur temple. Cinq cents périrent. On peut com-parer ce massacre à celui des Vêpres Sicilienes.La Maison d’Autriche retira ses troupes. LeDuc de Rohan dissipa les restes de l’armée, &en 1638 chassa les Espagnols de Bormio , deChiavène & de la Valteline. L’indépendancedes Grisons fut reconnue par le Traité deVestphalie en 1648. Ils ne Rallièrent avec tousses Cantons, qu’en 1707. Jusques-là ils s'é- ,toient bornés à 1 ’alliance des six Cantons de1567. Les Ligues n’ont joui d’une tranquillitéconstante que depuis 1712. Cette paix leur aété procurée par la médiation des Cantons deZurich & de Berne.
La plus grande ressource des Grisons con- .siste dans la Milice ; elle est formée de tous lesHabitans en âge de porter les armes. On compte
cent