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Tome II.
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Alpes. Il n’en est pas une dont les eaux nSsoient salutaires (i) ; si vous connoiffez un jourleurs propriétés , vous aurez trouvé sart deprolonger l’heureux printemps de la vie , ou ,ce qui ne vaut pas moins, la santé, sans la-quelle la vie n’a plus de printemps. Ne vouseffrayez point si vous retrouvez les matièresterribles avec lesquelles le centre d’une mon-tagne devient un brasier , couve dans ses creu-sets incendiaires un volcan, & trompe par unevégétation hâtive & riante , dont fa superficieest veloutée, l’Habitant qui s’endort dans lesbras de l’espérance. Vous les verrez ces maté-^riaux dévorans dont Pline vous a entretenu ;mais l’histoire de l’Helvétie vous rassurera. LesHabitans ne craignent ici que les tremblemens;le tonnerre roule feus leurs pieds, & bat envain les parois murmurans des profondes val-lées.

Je reviens aux Alpes & aux montagnes. UnAuteur très-savant a dit : les rochers font à laterre ce que les os font au corps humain. Ilavoir raison, Çe sont eux qui soutiennent pas

(î) Cependant on dit que c’est à une espèce d’eau pirreusepu sablonneule qu’on attribue les goitres j on les attribue en-core à l’eau qui cliarie du tuf. Hypocrate a répandu le pre*ipiçr cette erreur,