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jalouse de ses secrets , & paroit vouloir cacherfa marche par des déguisemens nombreux. Sou-vent on a cru la connoîfre , & on ne l’a quedevinée ; plus souvent on ne l’a devinée- ntconnue. Elle a seulement laide échapper de sarobe un ruban qui lie à nos yeux le régne mi-néral au rc-gne végétal , & par là nous avonsvu de quelle manière s’établissoit la chaîne desêtres On n’a plus foulé avec mépris cettemousse pierreuíe qui commence cette grada-tion lublime, & on a observé les herbes, lesplantes & les arbrisseaux. L’homme & le dia-mant ont enfin ete analysés ; nulle part ostn’a eu autant de moyens pour parvenir à cesrésultats que fur ces montagnes & dans cesvallées.
Voilà ce que vous me demandiez, & ce queje ne m’étois point proposé de vous écrire; jecraignois de répéter ce que d’autres avoientdit, & peut-être , fans m’en douter, n ai-jerendu, dans d’autres mots , que les pensées de Isplupart des savans Naturalistes qui m’ont pré-cédé ; car on ne peut guère s’écarter d’ustfait , & il faut bien tenir la même routequand il n’y a pas deux sentiers. La Nature splus d’une énigme ,& n’a pas plusieurs moyens deles expliquer.
Ce qu’il y a de plus vrai, c’est que j’ai peint