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Tome II.
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fermer le passage d’irae vallée jadis fertile, sejoint av Grimsçl & sert de barrière au Grin-delvald. Sa sommité pyramidale n’a rien qui nesoit effrayant; les bouquetins & les chamois ,font les seuls êtres vivans qu’on y rencontre.Mais est-il un asyle , tant soit-il escarpé, oùl’homme ne veuille ; pénétrer ? En est-il un oùl’animal que la chiite d’un rocher n épouvantépoint, ne craigne pas la présence de Fhomme ?Les Chasseurs s élancent fur une mer de glaces -le soleil n’est pas le moins redoutable des agensde leur perte. Ce bel astre qui métamorphoseles Glaciers en mine de diamans, frappe ,éblouit la vue. La neige renvoie des gerbes defeu fur leurs paupières ; à force de voir, ils n’yvoient plus. Ils perdent durant des journées en-tières l’usage du plus précieux des organes ; unvent du nord, s’agite d’une manière fi aiguë,que la peau du visage se déchire & se détache.Combien de motifs de frayeur f on les bravetous. On passe les nuits couchés dans des sacsde peau, pour n’être pas gelés, & on attend at*point du jour le chamois qui bondit à son réveil*C’est sur-tout dans la vallée de Simmen , auprèsd’Oberrider, qu’on aperçoit ces hardis Chas*seurs; sur le Mont.-Rouli, qui borde cette con-trée , le soleil ne trouble point leur joie , il n’yluit que trois mois par an. C’est un contrasta