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Tome II.
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n8o Lettres

fréquentés font autant d’issues par où la richessearrive. La consommation des denrées est ungrand bonheur pour chaque pays, La moitiédes taxes pose fur les comestibles , & plusil y a d’Etrangers parmi les consommateurs ,plus le Citoyen sent f impôt s alléger pour lui.

A toutes ces considérations, joignez encoreces Traités que THistoire ancienne ne présenteque très-rarement, & qui ont créé en Suisseun commerce inconnu dans le reste de FEmrope moderne ; & vous verrez que cette fédé-ration n’est point un Peuple aufli isolé quedes Voyageurs trpp superficiels font vouluassurer. Un plaisant a dit que sans les Salinesde Franche- Comte , nous ' ne tiendrions point UsSuffis. La plaisanterie ne manque point abso-lument de justesse. II est très-vrai que le Traitéest avantageux pour cette Nation. Louis XIV,à la çonquête de la Franche-Coroté ( 1674),confirma celui que Philippe II avoit figné avecelle dans le seizième fiècle. Mais la meilleureraison qu’on puisse donner de son attachement,c’est la solde que le service de France pro-cure aux Suisses. Le Traité de 1715 , nous per-met d’y lever juíquaseize mille hommes. Cettelevée ne peut que donner à la France uneinfluence déterminante dans les Cantons, Peu-'