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Tome II.
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sur la Suisse. Z4Zqui fut Empereur, pouffa la flatterie jusqu’àporter sur son sein un soulier de Meffaline ,maîtresse de l’Empereur ; mais en Franee, maisdans une Municipalité, devroit-on écouter ensilence des éloges adressés à des portraits auxquelson parle comme si les personnages dont ils fontla ressemblance étoient au nombre des afllstans ?

La harangue est suivie d’un repas, où l’Ora-teur tient le haut bout. On le mène triomphale-ment au spectacle , où de nouveaux applaudisse-mens , & peut-être des couronnes, l’attendent.,L’Orchestre joue auflì-tôt qu íl se montre, la toilese lève ; il peut demander la pièce qui lui plaît..Vous voyez qu en. effet- cest la fête de l’Qrateur..

Je crois cet usage de toute antiquité. La Villede Lyon fut célèbre fous les Empereurs Romains;,ellefavorifasingulièrement l’éloquence. DesOra.teurs venoient à des jours réglés se livrer desassauts dans le Temple d’Auguste. Cette luttevaloit mieux que celle des gladiateurs ; mais lesvaincus étoient obligés d’effacer avec la langue ,leurs discours, s’ils ne préféroient d’êîre jetésdans le Rhône, ou fouettés. C’étoit terminer unspectacle noble par un acte de barbarie. II paroîtque les babitans de Lyon ont toujours eu dela répugnance à tolérer le mauvais goût, lesdiscours médiocres &les satyres. Athénée for-çoit les satyriques de manger tout ce qu’ils avoient;

Y iv