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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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quitté Pautre demi-terme à la fin de juin ou au commen-cement de juillet. Entre les deux versions et les deuxdates que nous venons dindiquer, est ciair quii fautpreferer la dernière ; car le fondé de pouvoir du proprié-taire de la maison a déclaré que le portier, qui faisaitles locations f lui avait dit, vers la fin du mois de marsdernier, quil avait loué le troisième étage il un individunommé Girard y qui avait annoncé quil garderait celogement sil convenait à sa femme, et qui avait pavédavance un demi-terme 1 . Girard disait quil venaitdu midi, il en avait laccent; il attendait, pour se meu-bler, larrivée de sa femme et de ses enfants, qui, selonPune de ses versions diverses, résidaient en Normandie.

II se donnait pour mécanicien. Au moment deson entrée dans la maison, et pendant les premierstemps qui suivirent cette époque, il avait les mainsnoires comme un manouvrier. Il sortait de bonneheure le matin, et 11 e rentrait que le soir. Plus tard,il ne paraissait plus travailler de ses mains, et quandon linterrogeait sur ce sujet, il répondait quil faisaittrop chaud. Il se vantait de ses connaissances en géomé-trie; il avait emprunté récemment à une de ses voisinesOne grande table, pour dessiner un plan de Paris.Quand il sortait, il emportait toujours la clef de sonappartement. Jamais la portière nétait entrée chez lui :d ny avait reçu quun seul homme, quil prétendaitêtre son oncle* y et trois femmes, quil disait être ses bon-nes amies.

Néanmoins, selon quelques dépositions, le 2(3 juil-let, à onze heures et demie du soir, après que laporte de la maison eut été fermée, un jeune homme,

t Déposition de M. Dallemagne, 29 juillet.

Interrogatoire de Nina Lassave, 7 août.