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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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Fiescki se vantait hautement davoir subi une condam-nation infamante prononcée par un conseil de guerre,devant lequel il avait été traduit comme militaire.

H était impossible de ne pas remarquer que ïe signa-lement de Fieschi, tei que venaient de le donner deuxfemmes qui ne connaissaient pas Girard, semblait éta-blir lidentité de lhomme qui portait ces deux noms.Confrontés avec lui, Nolland et sa femme Pont reconnu,et lon a obtenu ainsi un commencement de preuve decette identité.

Le commissionnaire qui avait pris la malîe chezNolland a déclaré que, toujours accompagné de celuiqui était venu le chercher ia veille, il Pavait portéedans la direction de la place aux Veaux, par le pont dela Tournelle, Pile Saint-Louis, le pont Marie, le quaià gauche, jusque par delà le pont Louis-Philippe;quils étaient remontés ensuite à droite, et parvenusainsi dans une rue qui lui était inconnue;, ils entrè-rent dans une maison quil croyait pouvoir reconnaître;ils montèrent au deuxième étage; une femme vint ou-vrir; il déposa la malle quil portait sur le pallier dePescaîier, et il reçut quinze sous pour son salaire.

Ce renseignement obtenu, il devenait extrêmementimportant de découvrir cette malle et cette rué : toutescelles du quartier, dans la direction indiquée, furentexplorées avec soin par des commissaires de police ac-compagnés du commissionnaire Dubromel. Celui-ciavait dabord cru reconnaître daifs la rue Geoffroy-!As-nier, au n° 7, la maison il avait transporté la malle ;mais après un mûr examen, il se convainquit quilavait été trompé par de fausses apparences.

Enfin le 3 août, à cinq heures du soir, Dnbrometj