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Fiescki se vantait hautement d’avoir subi une condam-nation infamante prononcée par un conseil de guerre,devant lequel il avait été traduit comme militaire.
H était impossible de ne pas remarquer que ïe signa-lement de Fieschi, tei que venaient de le donner deuxfemmes qui ne connaissaient pas Girard, semblait éta-blir l’identité de l’homme qui portait ces deux noms.Confrontés avec lui, Nolland et sa femme Pont reconnu,et l’on a obtenu ainsi un commencement de preuve decette identité.
Le commissionnaire qui avait pris la malîe chezNolland a déclaré que, toujours accompagné de celuiqui était venu le chercher ia veille, il Pavait portéedans la direction de la place aux Veaux, par le pont dela Tournelle, Pile Saint-Louis, le pont Marie, le quaià gauche, jusque par delà le pont Louis-Philippe;qu’ils étaient remontés ensuite à droite, et parvenusainsi dans une rue qui lui était inconnue; là, ils entrè-rent dans une maison qu’il croyait pouvoir reconnaître;ils montèrent au deuxième étage; une femme vint ou-vrir; il déposa la malle qu’il portait sur le pallier dePescaîier, et il reçut quinze sous pour son salaire.
Ce renseignement obtenu, il devenait extrêmementimportant de découvrir cette malle et cette rué : toutescelles du quartier, dans la direction indiquée, furentexplorées avec soin par des commissaires de police ac-compagnés du commissionnaire Dubromel. Celui-ciavait d’abord cru reconnaître daifs la rue Geoffroy-!’As-nier, au n° 7, la maison où il avait transporté la malle ;mais après un mûr examen, il se convainquit qu’ilavait été trompé par de fausses apparences.
Enfin le 3 août, à cinq heures du soir, Dnbrometj