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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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par son arrêt du 29 juillet, dès le lendemain 30, M. lePrésident interrogea Girard.

Ici commence une longue série dinterrogatoires,qui seront imprimés et distribués, ainsi que toutesles pièces importantes de la procédure ; car nousavons jugé que chacun de vous, Messieurs, doit con-naître toutes les questions qui ont été adressées auxprévenus et toutes leurs réponses, ainsi que les actesdinstruction qui contiennent quelque chose de subs-tantiel; et, parmi les dépositions des témoins, cellesqui peuvent jeter quelque jour sur les circonstances(lun crime si énorme. Il convient en effet que voussoyez mis à portée dapprécier ce qui a été fait, cequi pourrait avoir été négligé et ce quil serait peut-être convenable de luire encore, dans lintérêt de, la vérité et du complet éclaircissement de laffaire; car,dans linstruction dun procès de cette nature, on peutdire quil ny a que ce qui surabonde qui suffise; etlon na point poussé les recherches assez loin, si on neles a étendues jusqu peuvent atteindre les conjec-tures dhommes impartiaux et raisonnables. Toutefoisnous vous devons une analyse rapide de ces interroga-toires; elle vous guidera dans létude consciencieuseque vous en ferez. A son aide, vous saisirez sur-le-champ les principaux traits du caractère des inculpés;vous déduirez mieux les conséquences de leurs aveux;vous pressentirez, avec plus de facilité, ce que leurs ré-ticences laissent présumer, et ce que lon doit conclurede leurs dénégations. Cest ici le cœur de la procédure.

Le 30 juillet, Fieschi, qui était encore Girard auxyeux des interrogateurs, ne changea point de système;il déclara quil était bien fâché de ce quil avait fait,et quil ne laurait pas fait sil navait pas bu un verre