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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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être amené à vendre la mèche x , comme il le disait, onïui avait fait souffrir les plus cruels traitements pourprix du silence quil avait gardé : il eut recours alorsau même procédé qui lui avait si mal réussi en Corse,quinze ans auparavant.

Une ordonnance, rendue par la chambre du con-seil du tribunal de première instance du départementde la Seine 1 2 , constate que, le 24 octobre 1831, il avaitadressé à la commission des condamnés politiques unepétition dans laquelle il exposait que, sétant trouvé en-veloppé dans la conspiration de Grenoble en 1816, ilavait été condamné parla Cour dassises de Draguignana la peine capitale; que cette peine avait été commuée,et quil avait en conséquence subi dix années de réclu-sion dans la prison dEmbrun. A lappui de ses asser-tions, il produisit deux copies de certificats, énonçantque sa détention avait pour unique cause des délits po-litiques; par lun de ces certificats, le directeur de lamaison centrale de détention dEmbrun aurait attestéque Joseph Fieschi, qui avait subi dans cet établisse-ment une détention de dix années, pour délits politiques,y avait tenu une conduite régulière. Il sy trouve unefaute de langue grossière. La seconde attestation devaitêtre louvrage du maire de Sainte-Coïombe-lès-Vienne.Ce fonctionnaire public y certifiait que Joseph FieschiyCorse, condamné libéré, seulement pour opinion po-litique , sétait conduit en homme probe et dhonneur 3 ;une faute dorthographe assez choquante trahissait lasupposition de cette pièce. On peut considérer commecertain que les originaux de ces certificats nont jamais

1 Déposition de. Bernard, du 3 août.

Ordonnance du 33 avril 1835.

3 Dossier de Fieschi, police correctionnelle.