DES INDUSTRIES EXTRACTIVES. 479
cent cinquante ouvriers périrent pour s’être approchés impru-demment d’anciens ouvrages abandonnés : « Les eaux dontétaient remplis les ouvrages de Santo-Christo, raconte-t-il, sejetèrent impétueusement par la nouvelle galerie de San-Ramon, dans la mine de Valenciana, et beaucoup d’ouvrierspérirent par suite de la subite compression de l’air qui, encherchant une issue, lança a de grandes distances des boisde cuvelage et des quartiers de roches. Cet accident ne se-rait pas arrivé si, en ordonnant les travaux, on avait pu con-sulter un plan de mines (’). »
La bonne organisation des mines, les travaux d’art destinésà en préparer l’exploitation, sont, dans l’industrie minérale,ce qu’il y a tout a la fois de plus difficile et de plus capitabCes travaux préparatoires, observe M. Élie de Beaumont, con-sistent en galeries, ou en puits et galeries, destinés à conduirele mineur au point où il convient d’attaquer le gîté de mi-nerai, à reconnaître le gîte autour de ce point, à y préparerdes champs d’exploitation, à y rendre possibles et faciles lacirculation de l’air, l’épuisement des eaux, le transport desmatières extraites ('). Il n’est pas de'mine, pour si riche qu’ellepuisse être, où l’on soit dispensé de diriger ces travaux avecsoin et habileté. Des travaux préparatoires irréguliers pour-raient compromettre les richesses minérales les plus considé-rables, et en rendre très dangereuse l’exploitation. M. de Beau-mont remarque que les travaux entrepris dans une couche dehouille du Creuzot, tellement épaisse qu’elle peut être consi-dérée comme une masse, ont été si malhabilement dirigés,qu’on ne parvient pas à enlever un cinquième de la houille, etqu’il y arrive les plus graves accidents ( 3 ). La nature des tra-
(’) Ess. pol t. IV, liv. iv, cl), li, p. 42.
p) Coup d’œil sur les mines, p. i4.
0 Id., p. 55.