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Tome second.
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3Ü LIVRE VIII, Cil. IV. HE LA LIBERTÉ

prendre que les prohibitions injustes sont contraires à la vé-ritable prospérité de tous les pays. Je prie de remarquer quele projet d’abolir les prohibitions établies au profit des fa-briques avait devancé, en Angleterre, sous le ministère deM. Iluskisson, celui de réduire les monopoles accordés à l’a-griculture, et que les privilèges de cette dernière espèce sontceux qui font la plus rude défense et se laissent le moins en-tamer. Plusieurs autres faits que je pourrais citer donnentégalement a connaître que le système de la libre concurrencepénétrera moins difficilement dans l’esprit des fabricants quedans celui des cultivateurs.

En somme, il paraît impossible que les lieux où l’intelli-gence a le plus de sujet et de moyens de s’exercer, les lieuxles plus favorables à l’expérience ne soient pas aussi les plusfavorables à nos progrès. Si, au sein des villes et des fabri-ques, si, dans les lieux où la population est très ramassée,les infirmités du corps et de l’âme sont plus sujettes a se ré-pandre, il semble que la bonne santé, les bonnes qualités, lesqualités vivifiantes doivent y être aussi plus promptes h secommuniquer. C’est, à tout prendre, une circonstance émi-nemment favorable à notre culture que de nous trouver réu-nis en grand nombre sur de certains points; et l’industriemanufacturière, celle de toutes peut-être qui nous rapprochele plus, doit être considérée, pour cela même, comme unedes plus propres h hâter notre développement.

Les faits, au surplus, rendent sullisamment témoignage dela justesse de cette remarque, et, en fait, il paraît évident queles établissements de l'industrie manufacturière sont ceuxoù l’industrie humaine s’est, à tous égards, le plus perfec-tionnée; ’ " ‘ ’e plus d’efforts pour remédier aux in-

convénients inséparables de leur nature, et vaincre les difli-cullés de tout genre qu’ils avaient à surmonter; où se mani-