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Tome second.
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i>k l’inwjstrie manufacturière.

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à l'administration de son affaire des soins trop éclairés, tropsévères, trop assidus. D’ailleurs les talents administratifssemblent particulièrement réclamés dans l’industrie manu-facturière à cause de la nature même de cette industrie. Lesgrandes fabriques sont les établissements de travail où setrouvent ordinairement réunis le plus grand nombre d’ou-vriers, et où, si l’on n’y prend garde, il est le plus aisé deperdre de la main-d’œuvre ; où les ouvriers sont le plus ra-massés, et où par conséquent le désordre a le moins de peineà s’introduire; où l’on a réuni un plus grand attirail de ma-chines, et où par cela même plus de choses sont exposées àse détériorer faute de soins; où il se fait une consommationplus continue et plus considérable de matières premières etde provisions de diverses sortes, et où, sous ce rapport en-core, le coulage et le gaspillage sont le plus aisés; où l’on a leplus d’achats il faire, et où il est le plus facile de perdre surles achats s’ils ne sont faits avec intelligence, etc. Les ma-nufactures paraissent donc être un des genres d’entreprisesoù doit se faire le plus sentir le besoin d’ordre, de police, desurveillance, d’économie éclairée, et où par conséquent lestalents administratifs semblent le plus nécessaires.

M. Chaptal n’hésite point à considérer ces talents commeplus propres encore que ceux de l’artiste à faire prospérerces sortes d’établissements, et des expériences nombreusessemblent prouver qu’ils leur sonten effet plus indispensables.Rien n’est moins rare que de voir des entreprises excellentespérir dans les mains des artistes les plus dintingués, et desentreprises presque ruinées se relever sous la main d’admi-nistrateurs habiles qui, privés de connaissances industrielles,n’ont que le mérite de savoir faire un judicieux emploi decelles des autres. C’est surtout dans les fabriques, d’après lesrécits de personnes bien informées, que brillent, de l’autre