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Tome second.
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LIVRE VIII, CU. IV. DE LA LIBERTÉ

celte industrie, on pourrait au moins en inférer qu’elle s’ylaisse mieux apercevoir que dans les autres (').

Il est sûr que si la situation des magasins, des rues, deschemins, et en général de tous les ateliers dans lesquels ousur lesquels l’industrie voilurière exécute sa fonction, influebeaucoup sur le service qu’ils peuvent lui rendre, la puis-sance des manufactures semble se lier avec plus d’évidenceencore aux lieux qu’on a choisis pour leur établissement. Quine sent que la fabrique la plus belle et la plus savamment or-ganisée, placée loin de toutes les circonstances favorables àson action, serait nécessairement impuissante?

Les choses n’ont pas été arrangées dans ce monde de ma-nière que toute industrie put être exercée indifféremmentpartout. Elles n’ont pas été arrangées non plus de manièreque de certaines localités fussent exclusivement propres àl’exercice de tous les arts. Nul lieu ne réunit tous les avan-tages. Nul lieu non plus n’a été complètement déshérité detout. Mais de certaines localités sont plus propres à de cer-tains travaux, d’autres h d’autres, et l’intérêt de l’espèce hu-maine aurait voulu que les hommes se fussent toujours placéspour faire les choses dans les lieux qui réunissaient le plusde circonstances favorables à leur exécution.

(') F. Chaptal, De l’industrie française, t. II, p.252 et suivantes.—Al. Sav, qui n’avait pas parlé de ce moyen dans son Traité d'écon. pol .,a réparé celte omission dans le Cours complet , t. Il, p. 157 et suiv.Ce n'est pas le seul point sur lequel le second ouvrage du célébré au-teur justifie les observations que j’avais pris la liberté de faire sur lepremier (/{ru. rnnjrl rallier d'avril 1827). il reste à remarquer néan-moins que la correction est incomplète, et que le choix des emplace-ments, dont J.-B. Say ne parle que comme d’un moyen de succès propreaux manufactures, aurait dû être considéré comme favorable à toutesles industries, et rangé , dans son premier volume , parmi les moyensyenéraux sur lesquels se fonde la puissance du travail.