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affaires, et où, par cela même, on eût plus besoin de s’aviseret de s’évertuer pour tâcher de les faire mieux.
J’ajoute qu’il n’en est pas où la spéculation dût, ce semble,être plus fructueuse, puisqu’il n’en est pas où elle ait étémoins poussée. Précisément parce que cette industrie esttrès en retard, il semble qu’il doit y avoir plus à faire quedans les autres, et que des cultivateurs très exercés, capablesd’en tirer tout ce qu’elle est susceptible de rendre, y pour-raient trouver surtout dans les pays où elle est le moins avan-cée, plus de chances de faire des profils qu’on n’en a dansles branches d’industrie où une concurrence très étendue ettrès animée a fait prendre aux pouvoirs du travail des déve-loppements considérables.
On ne parviendrait jamais sans doute à y faire des bénéficesbien importants, parce que l’étendue de terre qu’un hommeest capable de mettre en valeur est nécessairement limitée.Mais s’il est établi que l’entrepreneur de culture le plus ha-bile ne peut pas exploiter convenablement au-delà de quel-ques centaines d’arpents de terrain, on ne sait pas encorequel capital il est possible d’accumuler avec profit sur uneexploitation de cette étendue, et même d’une étendue moin-dre, quelle puissance de production il est possible d’y déve-lopper , et par conséquent quels profits il est possible d’yfaire. Tandis qu’en France, dans les pays encore soumis àl’assolement triennal, un fermier se charge d’une ferme avecquelques chevaux, quelques chariots, quelques charrues etune certaine quantité de semences, un cultivateur, en Angle-terre , ne se livre pas à une entreprise de ce genre sans uncapital égal à huit fois la rente de la terre ('). M. de Labordeécrivait en 1818 que la France, avec un territoire propre à
(') V. les Ann. agr. de Rovillc, t. 1, p. lit et 112.